Jardin des sables

Il existe un jardin où il fait bon dessiner, peindre et photographier – se perdre, regarder et errer.
La photo et la peinture n’ont pas le même temps ni les mêmes contraintes face au réel, mais lumière, rythme et profusion sont les mêmes.

Ces points de rencontre nous ont donné l’envie de faire un travail ensemble. De l’automne au printemps nous avons pris comme modèle et cadré des points de vue dans le Jardin des sables à Monvendre dans la Drôme.
Le jardin, morceau du monde, le lieu du regard et aussi de notre savoir et de nos émotions, a provoqué ces séries de photos, pastels et peintures.

 

Enraciné en terre, l’arbre bouge, de toutes ses feuilles, de toutes ses fleurs ; je tente de capter sa danse, sa fluidité de couleurs, depuis un œil immobile ; qui attends.
J’imagine une “vision” de l’arbre ; l’homme est trop rapide pour l’arbre qui ne le “voit” pas, comme nous sommes trop lents pour voir les photons de lumière. On ne voit que ce qui est plus lent que nous, chaque vitesse est un univers, un espace-temps.
Je prends le temps de dessiner avec les pinceaux de la nature sur la pellicule et me mets à la place de ces êtres immobiles qui ne me voient que sous forme d’ombres fugitives.
Cette série s’enrichit au fil des saisons ; elle sera exposée en Lorraine (à Goviller durant l’été) et dans la Drôme à Montélimar au mois d’août 2019

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